Le débat sur les commissions des courtiers immobiliers est plus que jamais d'actualité.

André-philippe St-GermainCourtier immobilier résidentiel - J0295

19 juil. 2026



Le débat sur les commissions des courtiers immobiliers est plus que jamais d'actualité. L'article sur le courtier qui offre ses services à partir de 1,25 % soulève une question légitime : les commissions devraient-elles être plus basses? (Journal de Québec)



À mon avis, la question ne devrait pas seulement être : « Combien coûte un courtier? »

Elle devrait aussi être : « Quel système protège le mieux les acheteurs et les vendeurs? »


Le courtage immobilier repose sur un principe fondamental : la collaboration.

Dans le meilleur des mondes,

le vendeur est représenté par son courtier. L'acheteur est représenté par le sien. Chacun a un professionnel qui défend les intérêts de son client, mais les deux doivent collaborer pour faire avancer une transaction qui comporte souvent des centaines de milliers de dollars, des délais serrés, des conditions, des vérifications et d'importantes responsabilités.


L'OACIQ encadre cette profession avec un objectif clair : la protection du public. Cette protection passe notamment par un cadre déontologique, des obligations professionnelles et un modèle où les courtiers sont appelés à collaborer dans l'intérêt d'une transaction équitable.

Oui, la libre concurrence est essentielle. Chaque courtier devrait pouvoir déterminer sa propre structure tarifaire et chaque consommateur devrait pouvoir choisir le professionnel qui lui convient.


Par contre, il ne faut pas regarder uniquement le pourcentage affiché.

Si la rémunération globale consacrée à une transaction diminue au point où certains services sont réduits, où le temps consacré aux dossiers est comprimé ou où l'accompagnement devient minimal, il faut se demander quelles pourraient être les conséquences pour les clients. Une transaction immobilière ne se résume pas à mettre une propriété sur Internet; elle implique aussi des conseils, des vérifications, de la négociation, de la gestion des risques et de la coordination de nombreux intervenants.


De la même façon, si l'esprit de collaboration venait à disparaître, on pourrait voir davantage de stratégies où chacun chercherait avant tout à maximiser son propre intérêt plutôt qu'à faire avancer le dossier. Les désaccords pourraient devenir plus fréquents, les négociations plus conflictuelles et les situations litigieuses plus nombreuses.


Les premiers à en subir les conséquences ne seraient pas les courtiers, mais bien les acheteurs et les vendeurs.


Cela ne signifie pas que le système actuel est parfait. Au contraire, il mérite d'être remis en question et amélioré lorsqu'il le faut. D'ailleurs, le débat public soulève aussi des préoccupations réelles concernant la concurrence, les modèles de rémunération et les incitatifs dans l'industrie, des enjeux qui méritent d'être examinés sérieusement.


Au final, je crois que le débat ne devrait pas opposer « commission élevée » contre « commission basse ».

Il devrait plutôt porter sur une question beaucoup plus importante :


Comment offrir aux Québécois un modèle qui demeure concurrentiel, qui permet l'innovation, mais qui protège toujours aussi bien les acheteurs et les vendeurs?


C'est cette conversation-là qui, selon moi, mérite d'être menée.

Les informations présentées dans cet article sont fournies à titre général et peuvent ne pas refléter les lois ou règlements en vigueur. Veuillez vérifier tout détail auprès d'un professionnel qualifié avant de prendre une décision. Certaines sections peuvent avoir été créées avec l'assistance de l'intelligence artificielle et devraient être validées pour en assurer l'exactitude.

Écrit par André-philippe St-Germain

Courtier immobilier résidentiel - J0295