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Quand vous achetez une maison, vous faites bien plus que « piger dans l’épargne » : vous faites rouler 13 % de l’économie

André-philippe St-GermainResidential real estate broker - J0295

29 Jan 2026


Quand vous achetez une maison, vous faites bien plus que « piger dans l’épargne » : vous faites rouler 13 % de l’économie

On entend souvent que l’immobilier, « c’est risqué », « c’est cher », ou « ça coûte une fortune en frais ». Ce qu’on entend beaucoup moins, c’est à quel point chaque transaction immobilière est un puissant moteur économique, particulièrement au Québec.

Au Canada, le secteur immobilier représente plus de 13 % de l’économie. C’est plus gros que la construction et que le secteur manufacturier. Autrement dit : sans l’immobilier, l’économie tourne au ralenti.

Dans ce blogue, je veux vous montrer, très concrètement, tout ce qui se met en marche quand une propriété change de mains. Vous verrez que derrière chaque transaction, il y a une chaîne impressionnante de retombées fiscales, d’emplois et de richesse collective.

1. L’immobilier : une locomotive économique plus lourde qu’on le pense

Quand on parle de « secteur immobilier », on pense souvent aux maisons, condos et immeubles à revenus. Mais dans les chiffres, c’est beaucoup plus large :

  • La valeur des propriétés
  • Les services des courtiers immobiliers
  • La gestion immobilière
  • Le financement hypothécaire
  • Une foule de services professionnels qui gravitent autour (notaires, évaluateurs, arpenteurs, inspecteurs, etc.)

Là où ça devient intéressant, c’est que :

  • Le secteur immobilier pèse plus de 13 % du PIB canadien
  • Il dépasse la construction (qui pourtant construit ce qu’on habite)
  • Il dépasse le manufacturier (usines, production, etc.)

Pourquoi? Parce que l’immobilier touche tout le monde, tout le temps : se loger est un besoin fondamental, et chaque transaction déclenche une avalanche d’activités économiques.

2. Que se passe-t-il vraiment quand une maison se vend?

Prenons un exemple simple : une propriété se vend 500 000 $. On pourrait croire que l’argent passe du compte de l’acheteur au compte du vendeur, et que c’est tout.

En réalité, cette transaction :

  1. Fait travailler plusieurs professionnels
  2. Génère des commissions
  3. Produit des taxes et de l’impôt
  4. Déclenche d’autres dépenses majeures (rénos, meubles, etc.)

Voyons comment.

3. Les courtiers immobiliers : commissions, taxes et impôts

Dans une transaction typique avec courtier :

  • Commission de courtage (ex. 5 % sur 500 000 $) : 25 000 $
  • Cette somme est versée à l’agence, puis redistribuée au(x) courtier(s)

Sur ces 25 000 $ :

  1. Taxes de vente
  • La commission est généralement taxable (TPS/TVQ si applicable)
  • Une portion part immédiatement vers les gouvernements
  1. Impôt sur le revenu du courtier
  • Le courtier paie de l’impôt sur son revenu net
  • Cet impôt finance nos services publics : santé, éducation, infrastructures, programmes sociaux
  1. Dépenses d’entreprise du courtier
  2. Ce que le courtier paie pour travailler fait aussi rouler l’économie :
  • Frais d’agence
  • Publicité, photographes, visites virtuelles
  • Mise en valeur (home staging)
  • Essence, voiture, assurances
  • Formation continue, technologie, logiciels

Tout cet argent sort du simple cadre « vendeur-acheteur » pour se répartir dans une multitude d’autres secteurs de l’économie québécoise.

4. Les autres professionnels qui profitent d’une seule transaction

Autour de chaque transaction immobilière, on retrouve généralement :

  • Notaire
  • Rédaction de l’acte de vente
  • Recherche de titres
  • Hypothèque
  • Ce sont des honoraires taxables et imposables
  • Inspecteur en bâtiment
  • Inspection préachat ou prévente
  • Rapports, suivis, recommandations
  • Encore une fois : taxes et impôts payés sur ces revenus
  • Évaluateur agréé (souvent exigé par la banque)
  • Évalue la valeur marchande de l’immeuble
  • Facture des honoraires professionnels
  • Arpenteur-géomètre
  • Certificat de localisation
  • Vérification des limites de terrain
  • Indispensable pour sécuriser la transaction
  • Institution financière
  • Montant hypothécaire
  • Intérêts sur la durée du prêt
  • Frais de dossier, assurance hypothécaire, etc.

Chaque professionnel :

  • Charge des honoraires
  • Perçoit la TPS/TVQ au besoin
  • Paie des impôts sur son revenu
  • Utilise à son tour des services (locaux, employés, matériel, etc.)

Une seule maison vendue peut facilement faire travailler une dizaine d’individus ou entreprises, directement ou indirectement.

5. Après l’acte de vente : la deuxième vague de retombées

C’est là que beaucoup de gens sous-estiment l’impact réel d’une transaction immobilière.

Une fois que vous avez la clé :

Rénovations et améliorations

Très souvent, l’acheteur :

  • Refait la cuisine ou la salle de bain
  • Change les planchers
  • Repeint
  • Remplace la toiture, les fenêtres, le système de chauffage, etc.

Cela fait travailler :

  • Entrepreneurs généraux
  • Électriciens, plombiers
  • Menuisiers, peintres, couvreurs
  • Designers, architectes, ingénieurs

Et derrière ces entrepreneurs :

  • Des fournisseurs de matériaux
  • Des transporteurs
  • Des manufacturiers d’armoires, fenêtres, portes, etc.

Chaque facture = taxes de vente + impôt sur le revenu des travailleurs et des entreprises.

Ameublement et décoration

Un déménagement est souvent l’occasion de :

  • Acheter de nouveaux meubles
  • Acheter des électroménagers
  • Changer les luminaires
  • Ajouter des rideaux, tapis, accessoires déco

Cela fait rouler :

  • Les commerces de détail (petits et grands)
  • Les centres de distribution
  • Le transport et la logistique
  • Le secteur manufacturier (meubles, tissus, appareils, etc.)

Encore une fois : taxes et emplois au Québec.

Services connexes

Une transaction entraîne aussi, selon les cas :

  • Services de déménagement
  • Services de nettoyage
  • Entretien paysager
  • Câble, internet, téléphonie (nouveaux contrats)
  • Assurances habitation

Chacun de ces services :

  • Génére des revenus
  • Est sujet à taxation
  • Crée ou maintient des emplois ici, chez nous

6. Retombées fiscales pour le Québec : pourquoi ça nous concerne tous

L’impact économique de l’immobilier ne se résume pas à « enrichir les propriétaires ». Il génère des recettes fiscales massives qui profitent directement à la collectivité.

Taxes de vente (TPS/TVQ)

  • Sur les services professionnels (courtier, notaire, inspecteur, etc.)
  • Sur les matériaux et travaux de rénovation
  • Sur les meubles, électroménagers, déco

Ces taxes alimentent :

  • Les soins de santé
  • L’éducation
  • Les infrastructures (routes, ponts, transport)
  • Les programmes sociaux

Impôt sur le revenu

Tous les professionnels impliqués :

  • Courtiers
  • Notaires
  • Entrepreneurs
  • Inspecteurs
  • Évaluateurs
  • Employés dans les commerces liés à l’habitation

… paient de l’impôt sur les revenus tirés, directement ou indirectement, d’une transaction immobilière.

En clair : chaque maison qui se vend aide le gouvernement à financer les services dont on bénéficie tous, qu’on soit propriétaire… ou locataire.

7. L’effet multiplicateur : une transaction, des dizaines de salaires

Les économistes parlent d’effet multiplicateur : un dollar dépensé dans un secteur fait circuler plus d’un dollar dans l’économie, car il est re-dépensé plusieurs fois (salaire, achats, investissements, etc.).

Une transaction immobilière typique :

  • Génére des commissions
  • Finance des honoraires professionnels
  • Déclenche des travaux et rénovations
  • Entraîne des achats (meubles, électro, matériaux)
  • S’accompagne de services (déménageurs, assurances, télécom, etc.)

Ces sommes :

  1. Paient des salaires
  2. Permettent à des entreprises d’exister et de grandir
  3. Reviennent sous forme de taxes et d’impôts

L’immobilier n’est donc pas simplement un « coût ». C’est un des principaux moteurs de création de richesse au Canada et au Québec.

8. Pourquoi c’est important de le comprendre comme citoyen

Comprendre le poids du secteur immobilier, c’est :

  • Réaliser que acheter ou vendre une propriété, ce n’est pas juste une opération personnelle, c’est un geste qui a des impacts collectifs.
  • Mieux saisir pourquoi les gouvernements surveillent de près :
  • Les taux d’intérêt
  • L’accessibilité à la propriété
  • Les règles hypothécaires
  • Apprécier le rôle des courtiers immobiliers et des autres professionnels comme des acteurs économiques à part entière, pas juste comme un « poste de dépense ».

Conclusion : votre transaction immobilière, un investissement… aussi dans l’économie québécoise

Chaque fois qu’une propriété se vend au Québec :

  • Des courtiers gagnent un revenu, paient des taxes et de l’impôt
  • Des notaires, inspecteurs, évaluateurs, arpenteurs travaillent et contribuent au fisc
  • Des entrepreneurs, manufacturiers, commerçants profitent des rénovations et des achats
  • L’État encaisse des millions en taxes et en impôts, qui reviennent en services à la population

C’est pour ça que le secteur immobilier représente plus de 13 % de l’économie canadienne, devant la construction et le manufacturier.

La prochaine fois que vous entendrez parler d’une « simple » transaction immobilière, rappelez-vous ceci :

derrière une adresse qui change de propriétaire, il y a toute une économie qui tourne.

Si vous envisagez de vendre ou d’acheter et que vous voulez mieux comprendre l’impact – pour vous, mais aussi pour la collectivité – je peux vous aider à décortiquer les chiffres et les étapes, de façon concrète et accessible.

The information in this article is for general purposes only and may not reflect current laws or regulations. Verify any details with a qualified professional before making decisions. Some portions may have been created with AI assistance and should be confirmed for accuracy.

Written by André-philippe St-Germain

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